La parvovirose est une maladie contagieuse fréquente chez les chiens, en particulier les chiots. Elle est classée comme un vice rédhibitoire, ce qui signifie qu’elle est un défaut grave affectant l’animal acheté. La parvovirose est une maladie infectieuse sévère qui touche le système digestif, provoquant des vomissements et des diarrhées, et peut rapidement entraîner la mort de l’animal.
Elle affecte principalement les chiots de 6 semaines à 6 mois, mais peut aussi toucher les chiens adultes, surtout en cas de vaccination inadéquate. Une hospitalisation d’urgence est toujours nécessaire.
Causes de la parvovirose
Le virus de la parvovirose est extrêmement contagieux, peut survivre dans l’environnement pendant plus d’un an et n’est pas éliminé par les désinfectants courants. Cela explique les mesures strictes d’hygiène en milieu vétérinaire et l’isolement des animaux suspectés d’être infectés.
La transmission se fait par voie oro-fécale, par contact direct entre chiens ou via des surfaces contaminées (sols, chaussures, vêtements, gamelles, etc.). Un simple nettoyage ne suffit pas à désinfecter les surfaces contaminées.
Symptômes et pronostic
Les premiers signes de la parvovirose sont peu spécifiques : fièvre, abattement, perte d’appétit. La maladie évolue rapidement avec des vomissements intensifs et des diarrhées sévères, souvent hémorragiques. L’état du chien se dégrade rapidement en raison de la déshydratation et de l’amaigrissement.
Des surinfections bactériennes peuvent survenir, entraînant des complications graves comme la septicémie. Sans traitement, la maladie est presque toujours fatale. La guérison, quand elle est possible, survient en 4 à 5 jours après le début des symptômes, mais l’hospitalisation peut être longue.
Le pronostic reste réservé les trois premiers jours, mais un chien qui survit au-delà du quatrième jour a de bonnes chances de s’en sortir. Après l’infection, l’animal est protégé contre le virus pendant plusieurs années.
Diagnostic et traitement
Le traitement commence immédiatement face à des symptômes suspects. Le diagnostic est basé sur les informations fournies au vétérinaire et confirmé par des tests spécifiques. Les traitements sont symptomatiques, car il n’existe pas de traitement curatif contre les infections virales.
Le traitement de soutien vise à limiter les effets du virus et à permettre au système immunitaire de l’animal de se défendre. La priorité est de réhydrater l’animal par perfusion et de lui administrer des médicaments par voie intraveineuse (anti-vomitifs, anti-acides, antibiotiques, antidouleurs).
Une diète totale est instaurée, suivie d’une réalimentation précoce pour améliorer les chances de survie et la récupération. Un médicament (interféron) peut accélérer la guérison, mais son coût élevé limite son utilisation.
Suivi après rétablissement
Une fois rétabli, le chien, surtout s’il s’agit d’un chiot, doit rester sous surveillance pendant quelques semaines. La maladie affaiblit le système immunitaire, rendant l’animal plus sensible aux infections. Il est important de veiller à un retour à un poids normal et à une alimentation adaptée.
Il faut également s’assurer d’une vermifugation et d’une vaccination correctes.
Prévention de la parvovirose
La prévention est essentielle car ni la rapidité d’intervention ni le traitement ne garantissent la survie de l’animal. Certains facteurs augmentent le risque de développer la maladie, notamment chez les chiens :
- jeunes,
- au statut vaccinal incertain,
- parasités,
- en contact avec de nombreux congénères (refuges, expositions, élevages),
- malades, malnutris ou affaiblis,
- de certaines races (Rottweiler, Labrador, American Staffordshire Terrier, Berger allemand, Pinscher, Doberman).
Les chiens non vaccinés présentent un risque élevé de parvovirose. Un chiot né d’une mère non vaccinée est presque totalement à risque. Pour protéger votre chien, il est indispensable de :
- respecter le calendrier de vaccination,
- assurer une vermifugation régulière,
- fournir une alimentation complète et équilibrée.
Ces précautions sont nécessaires tout au long de la vie de l’animal, avec une attention particulière pour les jeunes, les âgés, les malades ou les convalescents.
